Voilà qui devrait rendre les protecteurs des animaux heureux.

“C’est une grande victoire” affirme Francis Müller, responsable d’une association locale de protection des animaux. En effet, après un bras de fer intense avec le lobby de la viande, ce Genevois d’une trentaine d’années a réussi à obtenir que les animaux d’abattoir puissent effectuer une session (deux pour les vaches) de yoga avant de passer à l’abattage. “Cela change tout. Imaginez : vous êtes condamné à mort, mais l’on vous signale que vous avez droit à une séance de yoga avant. Je suis à peu près certain que cela vous dérangerait largement moins de vous faire exécuter après car vous seriez alors en paix avec vous-même.”

Les animaux non plus ne boudent pas leur plaisir. C’est du moins le ressenti de Monsieur Groin, jeune porcelet qui rentre en abattoir la semaine prochaine : “Pour tout vous dire, j’étais tétanisé à l’idée de mourir. Désormais, je sais que je pourrais rentrer en communion avec moi-même avant de me prendre un sévère coup de pilon sur le sommet du crâne. Quelle victoire pour le vivant!”

La décision ne satisfait pas entièrement la frange extrême des droits des animaux. Certains veulent étendre les possibilités des animaux dans leurs accès aux activités pré-mortem. “Un jacuzzi. Je n’accepterai d’être exécutée que si l’on me donne accès à un p***** de jacuzzi” a ainsi déclaré la porte-parole des vaches, Fabienne Meuh. “Dans le cas contraire, je continuerai à hurler à la mort avant le moment fatal pour que vous culpabilisiez bien vos races avant de manger mon cadavre.”