Plusieurs observateurs estiment qu’il y a matière à carton rouge.

La “VAR”, ou Video Assistant Referee, n’en finit pas de faire des émules. Alors qu’elle est actuellement utilisée dans le cadre de la Coupe du monde se déroulant en Russie, cette nouvelle technologie jouit d’un engouement que personne n’avait envisagé. Ainsi, certains encouragent la démocratisation de ce système dans tous les domaines de la vie, y compris la politique. “Cela permettrait notamment de pouvoir évaluer la validité d’une élection, par exemple” argumente Tàl Euy, fondateur de l’organisation VAR in politics, qui milite justement pour l’introduction de l’arbitrage vidéo dans le monde politique.

Une idée qui séduit tous les bords politiques, et notamment à l’occasion de la réélection hier du Président de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan. Ainsi, Angela Merkel, en froid avec le leader turc, a notamment réclamé l’intervention du VAR : “C’est clair pour moi qu’il y a matière à carton rouge dans cette affaire. Il faut que les arbitres puissent intervenir en conséquence.” Son principal opposant, Muharrem Ince, est quant à lui persuadé qu’Erdoğan était hors-jeu au moment d’aller déposer son bulletin dans l’urne : “C’est évident. Regardez la vidéo : il est clairement devant le dernier votant au moment de se saisir de son bulletin, c’est un hors-jeu manifeste!”

Image (modifiée) : Flickr/Chatham House (CC BY 2.0)