Curieusement, l’annonce n’a pas été faite par le porte-parole du gouvernement suisse.

Voilà une annonce qui devrait rassurer la population helvétique : après de longues délibérations, le Conseil fédéral a jugé que la mort était inoffensive pour les Suisses. Cette annonce intervient alors que le Conseil fédéral avait statué il y a une dizaine de jours que le glyphosate, la molécule contenue dans le désherbant Roundup, n’était pas dangereux pour la population, en dépit de l’amoncellement d’études prouvant le contraire.

Le gouvernement suisse a néanmoins motivé son choix : “Nous sommes conscients que plusieurs études prouvent le contraire, à savoir que la mort serait potentiellement nocive pour la santé. Néanmoins, après avoir longuement discuté entre nous autour d’une bouteille que Guy Parmelin avait amenée, nous avons décidé que ce n’était pas vrai et que les scientifiques avaient tort.” Comme justification, Alain Berset, actuel Chef du Département fédéral de l’intérieur, a avancé la preuve suivante : “Par exemple, il y a quelques années, un de mes amis est mort. Et bien figurez-vous qu’il n’est jamais tombé malade depuis!”

Fait étonnant et inhabituel, ce n’est pas le porte parole-parole du Conseil fédéral, André Simonazzi, qui a annoncé la nouvelle, mais Johann Schneider-Ammann. Il a notamment déclaré : “Mourir, c’est bon pour la santé, selon un dicton populaire.”

Image : Flickr via Wikimedia Commons/Flooffy (CC BY 2.0)