L’Office fédéral des transports est ravi de cette première.

Une première qui laisse présager du bon pour le futur. Lundi, dans la journée, un piéton a décidé d’emprunter un passage piéton à Genève. “Je dois admettre que je n’étais pas tranquille au moment de traverser, je m’attendais à me faire shooter, comme d’habitude” témoigne Cyril, jeune étudiant en droit de 26 ans. Il ajoute : “Vous savez, on ne compte plus tellement quand on habite Genève, on prend l’habitude, et nos os se solidifient.” Si courant d’ailleurs que plusieurs entreprises donnent des cours aux Genevoises et Genevois pour apprendre à se faire heurter correctement. Il y est notamment préconisé de sauter juste avant l’impact et de placer un objet entre soi et le véhicule (un sac, par exemple).

Cet événement rappelle que Genève est réputée pour ses curieuses statistiques. Durant sa vie, un-e Genevois-e se ferait shooter en moyenne 478 fois. “Le problème, rappelle un juriste, c’est qu’à Genève, en cas d’accident de ce type, c’est le piéton qui doit rembourser les dégâts effectués sur le véhicule, même s’il a la priorité.” Un problème qui a tout de même ses avantages : “Les piétons savent qu’ils vont de toute façon faire sauter la franchise de leur assurance-maladie, donc il ne craigne pas trop d’aller se faire soigner pour d’autres problèmes. Qui plus est, grâce à l’évolution darwinienne, les Genevois ont développé une résistance hors du commun aux chocs.”

Le JDAPP a pu retrouver le conducteur responsable du non-accident : “Le plus incroyable, c’est que j’ai même pas fait spécialement attention” témoigne-t-il. “N’empêche, ça m’aurait arrangé de le shooter, j’aurais bien voulu refaire mon pare-choc.”

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