Un choc immense pour ce jeune homme qui croyait sa famille tolérante.

Un drame familial qui vient ternir les fêtes de Noël : c’est ce que vient de vivre Samuel, un Lausannois de 26 ans, dont la famille tout entière se passionne pour la saga Star Wars. “Naturellement, depuis mercredi, ils n’arrêtaient pas de parler du huitième opus, Les Derniers Jedi” explique Samuel. Mais c’est lors d’un repas de famille jeudi soir que la situation va basculer. Alors que chacun des membres de cette joyeuse famille évoque son Star Wars préféré, arrive le tour de Samuel, qui ose avouer que son Star Wars préféré est La Menace Fantôme, le premier épisode très contesté de la deuxième trilogie. “C’est si tabou que ça d’apprécier Jar Jar Binks et la course de modules?” conteste Samuel, avant de fondre en larmes.

Samuel est d’autant plus choqué que l’année passé, il avait révélé à ses proches qu’il était homosexuel sans que cela ne les heurte : “Quand j’avais fait mon coming-out, toute ma famille s’était montrée très compréhensive en me disant que l’essentiel était que je sois heureux et épanoui dans ma vie sentimentale.” Mais il y a, manifestement, deux poids deux mesures. Contacté par le JDAPP, André, le père de Samuel, a vivement réagi : “Il y a des choses sur lesquelles on ne transige pas. Il est évident que Samuel a le droit d’aimer qui il veut. En revanche, prétendre que La Menace Fantôme est un bon film, c’est pour sa mère, sa sœur et moi une véritable trahison” commente-t-il, bouleversé. “S’il avait choisi La Revanche des Sith, passe encore, mais là…”

La famille de Samuel ne souhaite pas s’arrêter là : “Nous sommes en train de voir s’il est juridiquement possible de le déshériter.” Selon notre expert juridique, des cas de jurisprudence existent. En 1997, une jeune genevoise avait notamment perdu son statut d’héritière après avoir déclaré que Speed 2 était plus réussi que le premier opus.