“La mesure n’aurait que des bénéfices” argumentent les partisans.

La nouvelle loi sur la surveillance des assurés sur laquelle les Suisses voteront en novembre n’en finit pas de susciter les débats. Alors que l’utilisation de détectives privés et de GPS pour traquer les fraudeurs estomaquent le camp des opposants au projet de loi, les partisans estiment qu’il faut aller encore plus et laisser la possibilité aux drones espions de tirer à vue sur les personnes soupçonnées.

“Le bénéfice est total : dans le cas où un drone touche effectivement un fraudeur, il sera alors désormais parfaitement en droit de réclamer l’AI” argumente Ernest Appaud, fervent soutien de la mesure. “De même, si une personne déjà invalide est touchée par erreur, sa situation de handicap ne changera pas. Et même dans le cas extrême où celle-ci meurt, cela permettra malgré le drame de réaliser des économies.”

Enfin, les défenseurs de la mesure mettent également en avant la nature pédagogique de l’initiative : “Si jamais un  fraudeur décède, son corps pourra être exposé dans les locaux des assurances sociales afin de dissuader un éventuel autre tricheur” explique Ernest Appaud.

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