Des réparations indispensables, selon l’OFT.

Encore une nouvelle qui fera rager les pendulaires maritimes : ce matin, l’Office Fédéral des Transports (OFT) a indiqué dans un communiqué de presse que des travaux sur la ligne CGN Lausanne – Genève allaient être effectués dans les plus brefs délais, cela allant impacter le trafic pendant plusieurs mois. “Nos experts sont formels” réagit Franz Prozedur, responsable de la commission. “La voie devient inutilisable : au niveau de Nyon, par exemple, le lac a été tellement utilisé qu’il n’est plus plat. Il va falloir que nous fassions appel à des rouleaux-compresseurs aquatiques pour régler le problème.”

Les preuves sont nombreuses. Dernière en date, une expérience particulièrement choquante a été réalisée pour démontrer l’étendue des dégâts. “Ce que nous avons fait, explique Franz Prozedur, c’est que nous avons lâché plusieurs objets dans le lac, de tailles différentes. Les résultats furent édifiants : systématiquement, plusieurs vaguelettes, d’ampleurs différentes, se créaient autour de l’objet que nous lancions. Je n’avais jamais vu ça.”

Les risques de ce genre de problèmes peuvent être nombreux, mais il en est un qui surpasse les autres, selon Franz Prozedur : “Lancés à pleine vitesse, les bateaux de la CGN peuvent atteindre des allures considérables. Le risque majeur, si la marée est endommagée, c’est que l’embarcation parte en aquaplaning.” De quoi justifier ces travaux, donc.

Image : Flickr/Werner Bayer